Papillomavirus – HPV

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    arkan86
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      (cet article n’a qu’une valeur informative et ne remplacera jamais les recommandations d’un spécialiste en cas de doute consultez un médecin)
      Les papillomavirus sont particulièrement contagieux. L’infection à papillomavirus humains (HPV) est l’une des IST les plus fréquentes contenant plus de cent variantes, elle concernerait quasi tout le monde, femmes et hommes.

      Du fait de sa grande résistance aux conditions environnementales, le papillomavirus peut résister dans l’eau, les serviettes de toilettes, bains, saunas…
      On estime qu’environ 80% des hommes et des femmes sexuellement actifs rencontreront un papillomavirus au moins une fois dans leur vie. Dans la majorité́ des cas, l’infection est éliminée spontanément par l’organisme et ne provoque aucune maladie (on parle d’infection silencieuse). Mais dans environ 10% des cas, elle devient « persistante » et peut provoquer différents types de lésions précancéreuses et évoluer au fil du temps en cancers en cas d’infection chronique (99% des cas pour le col de l’utérus).
      Ces cancers touchent les zones intimes des femmes et des hommes (vulve, vagin, col de l’utérus, anus et pénis) mais aussi des voies aéro-digestives supérieures (bouche et gorge).
      L’organisme élimine généralement le papillomavirus après 6 à 18 mois. Il n’y a dans ce cas aucun risque particulier de cancer. Seule une infection chronique par certains types de papillomavirus (principalement les types 16 et 18) peuvent causer un cancer du col de l’utérus, à très long terme.
      Dans le cas des types HPV-16 et HPV-18, responsables du cancer du col de l’utérus, les symptômes sont directement liés aux lésions précancéreuses à un stade avancé et se manifestent par :
      1. Saignements vaginaux anormaux : en dehors des règles ou lors des rapports sexuels,
      2. Douleurs dorsales, dans la jambe ou au niveau du bassin,
      3. Perte d’appétit et perte de poids,
      4. Fatigue.
      5. L’évolution du cancer se fait sur 15 à 20 ans.

      Une infection persistante se manifeste d’abord par des lésions précancéreuses, également appelées CIN (néoplasie intra-épithéliale cervicale). II ne s’agit pas encore de cancer. Même si des lésions précancéreuses apparaissent, l’organisme peut souvent encore éliminer le virus.
      En l’absence de traitement, la CIN peut évoluer en cancer du col de l’utérus. C’est pourquoi il est important d’effectuer régulièrement des frottis, tous les 3 ans entre 25 et 65 ans (si aucune anomalie n’est observée), afin de dépister d’éventuelles lésions précancéreuses. La CIN évolue relativement lentement en cancer du col de l’utérus. Des contrôles réguliers permettent de découvrir de telles anomalies avant qu’elles ne dégénèrent en cancer.
      En plus du col de l’utérus, on sait maintenant que d’autres localisations sont concernées par des infections chroniques de HPV qui peuvent dégénérer en cancer, comme par exemple la bouche, la gorge ou encore l’anus.
      S’il est vrai que le papillomavirus humain se transmet par contact sexuel (par les doigts, la peau ou les organes génitaux), le virus n’est pas concomitant aux lésions. On ne peut pas savoir qui est responsable de la transmission. Inutile donc d’incriminer votre partenaire actuel, la contraction du virus peut remonter à des années. L’exposition au papillomavirus à risque peut être très lointaine (jusqu’à 10 ans) par rapport au développement des lésions : le HPV peut être présent très longtemps sans entraîner de modifications des cellules.
      L’infection à papillomavirus est très courante. Les papillomavirus à bas risque affectent autant les hommes que les femmes. Les hommes aussi sont concernés par les infections à risque : les pratiques de sexe oral augmentent le risque de cancer oropharyngé (gorge et bouche), et les hommes sont deux fois plus touchés que les femmes par ce cancer.
      Les personnes infectées peuvent aussi souffrir de ces symptômes à l’intérieur ou autour des parties génitales ; par exemple une sécrétion du vagin dégageant une odeur désagréable, des démangeaisons, des saignements après les rapports sexuels ou une sensation de brûlure autour de la zone infectée.

      Une vaccination avant la vie sexuelle :
      La meilleure protection contre le papillomavirus est la vaccination avant infection. Il est conseillé aux jeunes filles et garçons de se faire vacciner avant leur première relation sexuelle. Cette vaccination est gratuite dans le cadre de la médecine scolaire. Le vaccin ne protège pas contre tous les papillomavirus. C’est pourquoi le dépistage reste indispensable à partir de l’âge de 25 ans. Parlez-en avec un médecin.
      La vaccination est importante, mais elle ne protège cependant pas contre tous les types de papillomavirus (mais bien contre 70 à 80 % d’entre-eux). Les frottis de dépistage restent donc nécessaires, en plus de la vaccination.
      Les papillomavirus se soignent avec un traitement local des lésions (crème, solutions, cryothérapie, ablation chirurgicale etc.). La prise en charge est adaptée selon les cas.

      Les papillomavirus et le VIH/Sida :
      Comme toute IST, ils fragilisent les muqueuses et augmentent considérablement le risque de contamination par le virus du sida.
      Chez les personnes vivant avec le VIH, les conséquences d’une infection à HPV ont plus de risques d’être graves.

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