VIH – Sida

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    arkan86
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      (cet article n’a qu’une valeur informative et ne remplacera jamais les recommandations d’un spécialiste en cas de doute consultez un médecin)

      Le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est le virus responsable du sida (stade ultime de la maladie en absence de traitement).
      Il se transmet par voie sexuelle (vaginale, orale, annale), sanguine et de la mère à l’enfant, le partage d’objets sexuels.
      Le VIH et le virus du sida sont présents dans tous les liquides biologiques de l’organisme des personnes vivant avec cet IST. Mais tous les liquides du corps humain n’ont pas le même pouvoir de transmission.
      Le virus est en quantité trop faible dans la salive, la sueur, les larmes, les vomissures ou l’urine pour être transmis.
      Par contre, le sang, le sperme, le liquide séminal (liquide transparent qui s’écoule au début de l’érection), les sécrétions vaginales, le liquide anal (rectal) et le lait maternel peuvent transmettre le VIH.
      Il s’attaque aux cellules du système immunitaire (lymphocytes T4 ou CD4) et les détruit progressivement.

      Dans le cas où la séropositivité n’est pas dépistée/ diagnostiquée, le VIH évolue progressivement en quatre grandes phases :

      1. La primo-infection : c’est l’invasion progressive de l’organisme par le VIH jusqu’à la colonisation complète du corps (notamment dans le tube digestif, les ganglions, la rate et le thymus). Lentement, une réponse immunitaire destinée à combattre le virus se met en place dans l’organisme, qui entraînera la diminution de la charge virale après le pic de réplication intense initial des premières semaines et mois. La charge virale est extrêmement forte, d’où un risque très élevé de transmission. Les anticorps apparaissent entre 2 et 3 semaines. Ces éléments constituent le passage d’un statut séronégatif-ve à séropositif-ve, ou séroconversion. La primo-infection peut s’accompagner de symptômes divers, comme un syndrome pseudo-grippal, ou pas.

      2. La phase asymptomatique : c’est la période, entre deux et cinq ans, pendant laquelle il n’y a pas forcément beaucoup de symptômes ressentis. Le virus désorganise, attaque et use le système immunitaire. Les CD4 (cellules du système immunitaire) baissent lentement.

      3. La phase d’accélération : l’augmentation de la réplication virale, due à l’épuisement du contrôle immunitaire, provoque une chute plus rapide des CD4.

      4. La phase sida : les défenses immunitaires se sont suffisamment effondrées pour laisser se développer les maladies opportunistes (maladies qui surviennent lorsque le système immunitaire a quasiment disparu). Sans traitement, l’évolution est rapidement mortelle. En France, le stade sida est défini médicalement par la survenue d’une maladie opportuniste chez la personne. Aujourd’hui, la “phase sida” n’est plus ni définitive ni inéluctable grâce à l’accès et la mise sous traitements antiretroviraux (ARV) efficaces.

      Fellation: risque ou pas risque?
      La personne qui donne une fellation peut être infectée par le VIH car il y a une présence de liquide séminal (liquide qui apparaît pendant l’excitation). Le risque augmente lorsqu’il y a éjaculation dans la bouche, le sperme étant un liquide plus contaminant que le liquide séminal.
      Le risque vient de micro-lésions dans la bouche qui sont des « portes d’entrée » pour le virus et peuvent également se trouver sur le sexe sans que l’on en ait conscience.
      Exemples : petites plaies, abcès, boutons de fièvre sur les lèvres, micro-coupures, etc…
      Si vous pratiquez des fellations non protégées, même sans éjaculation, avec différents partenaires, vous multipliez donc les risques d’une transmission par fellation.
      Pour éviter tout risque, le meilleur moyen est donc d‘utiliser un préservatif. Il existe des préservatifs aromatisés! Dans le cas d’une fellation sans préservatif, il est déconseillé de se brosser les dents avant ou après une fellation, il est également déconseillé de boire de l’alcool (irritation des gencives).

      D’autres IST sont, pour leur part, très facilement transmissibles lors d’une fellation. C’est le cas de l’herpès, la gonorrhée, le HPV, la chlamydia, l’hépatite B et la syphilis mais nous reviendrons plus tard sur ces IST.

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